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Quatre pensionnés et allocution de la Préfète

 

Et nous voici dans les conditions idéales pour fêter la fin de carrière de nos collègues appelés à d'autres plans. Nul doute qu'ils piloteront leurs temps libres avec compétences et leadership partagé avec leur famille.

 

Nous fêtons 3 enseignants : Maggy Houchard, Marie-Claire Adam, Régis Lacourt et un membre de notre personnel de cuisine et d'entretien Huguette Debulle longtemps surnommée « La petite Huguette ».

 

Nos trois enseignants ont un point commun à signaler. Ils sont tous les 3 nés en 1958 et ont donc tous exactement 60 ans. Doit-on marquer ce jour d'un fer rouge ? Ce sera effectivement peut-être la dernière fois que nous aurons l'occasion de voir de nos propres yeux de jeunes retraités de 60 ans dans nos écoles. Vous pourrez dire à vos petits-enfants, « J'y étais, j'en ai vu  »  .

 

Pour plagier Bernard Pivot qui décrit le temps qui passe, à 60 ans on est encore beaux, frais, plein d'énergie et de projets…Nos collègues en attestent et si l'on en croit les rumeurs de Tintigny, Marie-Claire n'est pas en reste par rapport à Régis dans la condition physique et l'assiduité aux cours de sport de sa commune.

 

Marie-Claire Adam, épouse Jeanty, ça ne s'invente pas, est diplômée AESI langue maternelle-histoire et option latin approfondi en 1978 après 2 ans d'études supérieures à l'école normale à Virton après ses humanités. Deux années et trois diplômes.

 

Epoque dorée bien révolue... !  « 60 ans » plus tard, il faut 2 années de plus pour former un bon professeur AESI et forcément 7 ans de plus pour terminer honorablement sa carrière et commencer à connaître son métier. Le monde est devenu plus lent, la vie s'écoule plus doucement, les jeunes sont moins vifs, moins réactifs, plus dociles... le métier est léger et moins éprouvant. Nous le constatons tous les jours. Nous ferons tous les 7 ans de plus le sourire aux lèvres et la fleur au cartable.

 

La vie de professeur temporaire est à l'époque tout aussi trépidante et aussi longue que les études ne sont « éclair » et Marie-Claire, comme tous ses collègues de l'époque sillonnera vaillamment notre province de long en large, du nord au sud variant les emplois de professeur de cours généraux et d'éducatrice et même d’institutrice au gré des désignations. On prend ce qui vient à l'époque et on fonce là où le télégramme vous envoie. Pas de faux bonds ni choix d'école en fonction des classes, des horaires, des déplacements…Marie-Claire conservera son statut de temporaire durant 21 ans. Heureusement, elle n'a pas attendu la stabilité d'emploi pour se marier, se fixer et avoir des enfants... Sa carrière durera 40 ans, la moitié donc sans savoir fin août où elle enseignerait le 1 er septembre. Quid des classes ? Des attributions? De la préparation de cours en juillet ? On s'adapte dès qu'on arrive... Vous comprendrez aisément pourquoi on n'exigeait pas de programmation à l'époque... Et donc elle est désignée à Saint-Hubert, au lycée d'état de Musson, à l'école technique de Libramont devenu ICA, à l'école technique d'Izel devenu Athénée, à l'athénée de Bertrix, à Martelange, à Arlon, à Saint-Mard dans le spécialisé, à Bouillon, à Virton et tout cela avec des va et vient entre écoles,Je vous passe les allers-retours et les redites un an sur deux. Elle se stabilise finalement à l'Athénée de Neufchâteau où elle sera nommée en 1999.

 

Lorsqu'elle sollicite un temps partiel, on voit apparaître parmi ses remplaçants des noms familiers : Christelle Copine, directrice du fondamental de Bastogne après une carrière parmi nous, Philippe Libouton administrateur d'Izel.

 

Marie-Claire suivra son petit bonhomme de chemin selon sa personnalité. Elle est consciencieuse dans son travail, elle terminera toujours un travail commencé, ses documents administratifs bien tenus, son écriture régulière est fine, lisible, propre témoignant d'un tempérament calme et posé, qui prend le temps. Elle recevait la vérificatrice sans stress apparent et sans signe d'agacement malgré les pauses repas systématiquement supprimées ces jours-là et une attention soutenue vu le travail méticuleux du contrôle et les enjeux pour notre école au niveau du comptage des élèves, de la validation de leurs études. Une fameuse responsabilité pesait sur ses épaules.

 

Nous avons partagé quelques stress malgré tout et des suées froides face à des dossiers complexes avec pièce manquante. Ou des rappels administratifs injustifiés. Marie-Claire conservait tout et surtout les copies de documents. Cela nous a sauvé plus d'une fois.

 

Marie-Claire est très sensible à toutes les remarques, très émotive et sous son air débonnaire une infatigable bavarde. Il était périlleux de quitter l'école si l'on engageait une conversation dans le couloir.

 

Et qualité très appréciée dans une école à poste aussi fondamental qu'éducatrice, toujours fidèle au poste par tous les temps. Nous n'avons que rarement dû pallier à son absence.

 

Tu as bien mérité ta retraite. Félicitations Marie-Claire, te voilà libre de longues promenades, voyages, découvertes, sport..

 

 

Maggy Houchard effectuera les mêmes études exactement au même endroit. A l'école normale de Virton et sera dipômée AESi langue maternelle-histoire et option latin approfondi.

 

Elle bénéficiera immédiatement de la double nomination : français et histoire. Elle débutera sa carrière à l'école technique de Bertrix, réseau communal officiel à l'époque et poursuivra comme Marie-Claire son périple : Athénée de Bertrix comme éducatrice, puis professeur de langues anciennes à Bouillon , à l'ITELA, l’AR Athus, AR Neufchâteau où elle remplacera une sommité, Monsieur Bienfet, puis Izel, Musson, Arlon, Libramont, Athénée de Bertrix encore puis Neufchâteau retour à Libramont, Arlon puis à nouveau Neufchâteau où elle sera nommée en français et en histoire en 1998. A l'époque, le diplôme octroyait une double nomination et ce après 20 ans pour elle aussi.

 

En 2012, elle complètera ses titres par une nomination en langues anciennes en latin.

 

Elle se sont retrouvées jeunes filles à Virton et les voilà toutes deux jeunes retraitées dans la même école, sur le même banc pour célébrer leur retraite.

 

Maggy s'est toujours distinguée par sa grande discrétion, disponibilité et dévouement à l'école. Elle n'a jamais raté une remise de CEB et ce sur nos 2 implantations, jamais une soirée d'informations et est présente à nos 2 journées portes ouvertes au we cabaret… Maggy est une force tranquille et sûre. Rigoureuse, soigneuse jusqu'à la méticulosité. Décoratrice dans l'âme, elle aime le travail soigné et ne disposera jamais son exposition des travaux d'élèves à nu.. Une mise en ambiance est toujours travaillée et si on lui demande de simplifier le decorum, Maggy n'apprécie guère.

Elle confie à ses élèves des travaux motivants et gais à réaliser. Je me souviens d’une enquête comparant les activités de 3 générations : Grand-mère, mère, fille et de voir l’évolution des tâches sur 3 générations, photos à l’appui…

 

Merci Maggy pour ton travail et ta bonne volonté et ton esprit conciliant face aux inconfort parfois des horaires.

Longue retraite et de nombreuses lectures et décorations de ta maison.

 

 

Régis lui est aussi né en 1958, une fameuse année pour les professeurs…il met son énergie au service de la culture physique par des études à l'université de l'ULB.

Il sillonnera aussi la province d'Izel à Neufchâyeau en passant par Virton, Bertrix, Libramont, Houffalize, Virton, Arlon et puis Bouillon où il sera nommé par le Ministre Tromont via son chef de cabinet Pierre Hazette.

 

Il sollicita un changement d'affectation et choisira notre établissement déjà fusionné en 1997.

 

Il se distingue rapidement par son sens aigu de l'organisation, sa gestion des équipes, des grands évènements : lors d’ un tournoi inter –internat, il révèle les compétences à exploiter de notre section animation et ne cessera d’être sollicité pour les projets d’envergure : les journées mikado, Eurêka kids, Quiz musical, Journées sportives etc… à chaque fois des lettres de remerciement et de reconnaissance du travail sérieux pensé dans les moindres détails. Les personnes extérieures sont épatées de la qualité du travail.

 

Régis a un charisme reconnu de ses élèves, il a porté notre section animation. La dernière réforme a eu quelque peu raison de son enthousiasme… Merci Régis pour ton travail assidu et l’intérêt porté à tes élèves en toutes circonstances.

 

Voici le moment de fêter la petite Huguette.

Elle est née en 1957 et commence sa carrière au Nopri en 74 à 17 ans après ses études dans notre école où sa maman, « la petite Simone » exerçait déjà comme aide cuisinière. C’est dire si elle connaît l’école.

Elle sera engagée en 80 comme aide-cuisinière,à 23 ans, à peine plus âgée que nos élèves, travaillera chaque année pour l’AKDt et a connu pas mal de préfets : Monsieur Mordant, Duchesne, Henrot, Debbaut, Madame Satinet, Monsieur Reggers,Madame Dourte, Monsieur Devillers, ..9 préfets en 38 ans, et nous n’évoquons pas le nombre d’internes…

 

Son visage rayonnant, souriant en toutes circonstances, sa gentillesse et patience nous ont tous marqués. Je me souviens particulièrement de sa gentillesse avec les stagiaires de l’AKDT,dont certains peu respectueux des horaires, arrivaient tard au restaurant.. A l’époque, j’étais jobiste et aidais en cuisine…et accueillir des retardataires signifiait des fins plus tardives de service…. Huguette ne laissait rien paraître aux Académiciens …elle accueillait le premier comme le dernier. A l’époque, pas de self-service mais un service à tables avec chariot : servir les tables, déposer des plats communs,, desservir , apporter les desserts, et comme aujourd’hui brosser, laver… Je peux vous assurer que malgré la force de la jeunesse, on voyait arriver 15h avec soulagement et on n’avait pas volé sa journée… Et le tout sous l’œil sagace de Monsieur Roland au service et le regard aiguisé de son épouse pour la montée des plats et la supervision de l’administrateur dans l’allée du restaurant …. Mais c’était agréable et convivial de partager un plat commun, d’être servis et de commencer une discussion à peine assis.

 

La bonne époque… Huguette est passée à l’entretien puis sera nommée comme aide-cuisinière en 2001 après 21 ans de bons et loyaux service. Elle part sereine à la retraite après quelques tracas de santé. Nous lui souhaitons tout le repos et le bonheur quelle mérite !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by chestrolais

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