C’est en 1959, qu’Albert a commencé à courir des cross-country dans les catégories d’âge en cadets et
en scolaires au club d’Etalle. Ensuite, il évolue dans les championnats de football dans les clubs de Marbehan, Tintigny et en première provinciale à Bellefontaine.
Laissant ensuite le football quelque peu de côté, il reprend la course à pied, par un cross à Bastogne en
janvier 1977, suivront cette année là : la course du soleil à Sierre, dans le Valais Suisse; une région où plusieurs années après, il disputera à diverses reprises la reine des courses de
montagne, Sierre-Zinal, de 32 kms et 2200mètres de dénivelé positif. En 1977 toujours, après 3 mois de reprise de l’entraînement, Albert, amoureux des longues distances…mais ce n’est qu’un
début…dispute son premier semi-marathon à Givet le 3 avril.
Et bien sûr, comme cela était un peu court pour lui, on le retrouve bientôt sur le marathon à Neuf-Brisach
en Alsace. De progrès en progrès, il approche les 3 heures avec un record personnel à 3h04’30’’à Chassepierre (un marathon qui allait plus tard être jumelé avec les 100kms de Neufchâteau). Il
participe aussi avec beaucoup de plaisir à plusieurs éditions du marathon du Médoc où il bat d’ailleurs, tu ne m’en voudras pas Albert de l’évoquer, sa meilleure contre-performance : 6h12’,
les ravitaillements aux grands crus du coin y étant sans doute pour quelque chose.
Les 100kms lancés par Jean-Claude Gruslin, ne pouvaient bien sûr laisser insensible notre Albert, puisqu’il
terminait son premier à Migennes en 1981 et qu’il fut donc logiquement de la partie lors des premiers 100kms de Neufchâteau le 7 mai 1983.
Toujours avide d’en faire plus, il prend, par la suite, part au raid Neufchâteau-Janzé en
1982 et au relais de l’Europe :1 700kms entre le Danemark et Strasbourg (ces deux raids avec des coéquipiers chestrolais).
Début des années 90, Albert va partager sa passion de la course à pieds avec le VTT. Dans cette
discipline, il met à profit son côté fonceur (on le sait même un peu kamikaze dans les descentes ; quelques petites fractures en témoignent…) dans les épreuves de l’Ardenne-Gaume ainsi que
dans diverses épreuves de descente en montagne.
N’ayant pas encore fait tout le tour de la question sportive des sports d’endurance, dès 2004, Albert se
lance dans le vélo de route, mais pas en simple cyclotouriste, car il lui faut l’adrénaline de la compétition et du défi sportif.
Dès 2005, il se lance dans les cyclosportives ;
l’Ardèchoise : la plus célèbre des cyclosportives d’Europe avec plus de 10000
participants;
le Tour des Flandres(272kms),
l’Amstel Gold Race(avec le parcours qui fera en grande partie office de championnat du monde des
professionnels en 2012)
et bien sûr la Vélomédiane-Claudy Criquielion à Laroche. Il faut y ajouter un grand nombre de randos sur
plus de 200kms.
La cerise sur le gâteau était encore à venir en 2011.On y arrive :
Dès début mars, une rando de 200kms en Zélande avec 8 heures sous une pluie froide. Quinze jours après,
première épreuve qualificative pour Paris-Brest-Paris, avec la José Cambrai à Villance sur 200kms.A ce moment, Albert ne rêvait pas encore de PBP…mais sans doute avait il déjà une petite idée
derrière la tête, car le voilà sur la 2ème épreuve de qualification ; un 300kms au départ de Villance, jusqu’aux routes de l’Argonne…et c’est parti ; car en
mai ;3ème épreuve de qualification avec 421kms sur le parcours de Neufchâteau-Neufchâteau(Vosges)-Neufchâteau.
Il reste cependant encore un exploit à réaliser pour décrocher le fameux sésame que sont le dossard et la
plaque de cadre de Paris-Brest-Paris ;ce sera un 600kms, qu’il faudra parcourir en moins de 40 heures. Départ de Villance, vers le Grand-Duché, l’Allemagne, avec la Rhénanie et la Sarre et
retour par la Lorraine française…donc des bosses et des bosses tant qu’on en veut et pari réussi pour Albert qui couvre la distance en 39 heures.
Nous sommes en juin, il faut maintenant gérer, se préparer minutieusement par des sorties de 200 à 300kms,
tout en gardant du punch pour arriver en forme le 21 août pour le départ de la grande épopée » Paris-Brest-Paris »1234kms ; le »Graal » de tous les cyclosportifs. Albert
a choisi l’option 90 heures, mais les cyclos sont classés s’ils réussissent en moins de 95 heures. Malgré une chute avec un autre concurrent, qui obligera Albert à trouver un sac à dos pour
pouvoir continuer la course…il faut dire qu’Albert est parti sans la moindre assistance…sa ténacité et son courage allaient trouver une juste récompense avec un temps de 92 heures40 minutes.
Maintenant, notre champion peut dire »je l’ai fait ».mais s’il l’a fait,ce n’est pas la fin de carrière pour Albert,car il rêve déjà peut-être d’un remake en 2015 et à 67 ans
bientôt, le voilà reparti pour d’autres randos au long cours en Italie, dans les Alpes, en Provence, en Espagne peut-être aussi. Tout récemment, il a participé aux 24h de Marche en Famenne,
462km, 6060m de dénivelé et 20h sur le vélo.